Au secours, la croissance de notre productivité est en baisse ! Quatre nouveaux conseils pour doper votre productivité (partie 16)

19 avril 2021
Pascal Pollet

La Belgique est le quatrième pays le plus productif au monde, mais la croissance de notre productivité décline. Dans cette série, nous vous proposons quelques conseils pratiques pour stimuler facilement votre productivité au bureau comme à l'atelier.

Dans la première partie de cette série, nous avons discuté en détail de la productivité des entreprises belges. Ces dernières années, la croissance de la productivité dans notre pays a été décevante. Une étude récente d'Agoria montre une fois de plus à quel point la situation est déplorable. La croissance de la productivité au cours de la période 2016-2019 n'a été que de 0,07%. À ce rythme, il faudra encore mille ans avant que notre prospérité ne double à nouveau ! C'est pire que nos trois principaux partenaires commerciaux (Allemagne, France et Pays-Bas), qui ont enregistré une croissance de productivité de 0,4%. À titre de comparaison, au cours de la période 2000-2010, la Belgique a tout de même enregistré une croissance de productivité de 0,82% et a fait mieux que ses voisins.

Pour aider les entreprises belges à améliorer leur productivité, nous rassemblons une série de conseils que nous publions régulièrement. Au cours de nos visites en entreprise, nous constatons qu'il reste encore de nombreux enseignements exploitables. Ces conseils ne se concentrent donc pas sur la mise en œuvre de technologies de pointe, mais sur des améliorations réalisables par tout le monde.

Conseil 67 : Optimisez le temps de cycle des machines

Afin d'augmenter le rendement des machines, il est possible d'améliorer l'efficacité (= réduction des temps d'arrêt non souhaités) et le temps de cycle de la machine. Sur une machine, il est parfois plus facile de réduire le temps de cycle que d'augmenter l'efficacité.

La plupart des machines sont conçues pour atteindre un temps de cycle prédéfini, mais qui n’est pas nécessairement optimal pour autant. Quelques possibilités de réduction du temps de cycle :

  • Dans certains cas, la vitesse peut être augmentée simplement en rectifiant l'alimentation en air comprimé des cylindres pneumatiques ou en accroissant davantage la vitesse des servomoteurs.
  • En règle générale, l’exécution de nombreux programmes de PLC est très séquentielle. Parfois, les étapes peuvent aussi être exécutées en parallèle. Ce faisant, elles se chevauchent et permettent de gagner du temps. Un exemple concret est celui des pinces motorisées. Bien souvent, un mouvement de robot est suivi de l'ouverture d'une pince afin de déposer un produit à un endroit donné. Ces mouvements sont généralement programmés de manière séquentielle. En général, la phase d’« atterrissage » d'un robot est relativement lente. Si des axes de centrage ou des accessoires similaires sont utilisés pour « réceptionner » un produit, les pinces peuvent déjà s'ouvrir lors de l'atterrissage ; le robot peut malgré tout laisser tomber le produit en toute sécurité. De cette façon, le mouvement de la pince et le mouvement du robot se chevauchent partiellement.
  • Vérifiez également si toutes les conditions imposées pour démarrer une étape sont vraiment nécessaires. Parfois, la programmation initiale est trop stricte et il est possible de gagner du temps en assouplissant les conditions initiales.
  • Une autre possibilité consiste à mettre à niveau certains composants de la machine en les remplaçant par des composants plus performants.
  • Une autre méthode consiste à limiter la durée des mouvements de va-et-vient au strict minimum (voir aussi le conseil 27).

Conseil 68 : Constituez des cellules de bureau

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