La microstructure influe sur l’usinabilité des composants obtenues par la fabrication additive

Sirris a participé à une étude internationale portant sur l’influence de la microstructure sur l’usinabilité des pièces obtenues par la fabrication additive (AM). Il s’avère que la technologie de la fabrication additive utilisée est susceptible d’augmenter ou de réduire de 50 % la durée de vie utile d’un outil déterminé dans les mêmes conditions de traitement.

Appliquée au prototypage et au développement de produits, la fabrication additive (AM) n’a cessé de gagner en importance durant ces dix dernières années dans des domaines tels que la médecine, l’aéronautique et l’aérospatiale. Les différents procédés de la fabrication additive présentent plusieurs avantages tels que la réduction des durées de fabrication et une consommation minime de matières premières lors du développement de nouvelles pièces. Le nombre restreint des opérations à effectuer lors de la production de pièces par la fabrication additive devrait se traduire, à long terme, par une réduction de l’empreinte carbone.

Pourtant, les atouts potentiels sont éclipsés par un manque de précision et une piètre qualité de surface. Si les pièces produites par la fabrication additive sont raisonnablement abouties, elles n’en nécessitent pas un usinage ultérieur pour en améliorer la qualité de surface et en accroître la longévité opérationnelle. Cette situation se rencontre surtout en présence de surfaces fonctionnelles et de pièces à assembler qui réclament le respect de tolérances très rigoureuses ainsi qu’une rugosité superficielle moyenne, normalement inférieure à 0,4 µm en aéronautique et en aérospatiale. Diverses techniques classiques d’usinage CNC sont mises à contribution pour satisfaire aux exigences auxquelles doivent répondre les produits finis.

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