La difficulté de collaborer entre les gens qui ont des rêves numériques et ceux qui les mettent en œuvre

À l’heure actuelle, on entend souvent parler de transformation numérique, de service aux clients par l’intermédiaire d'apps et de sites web, ou de capture de toutes sortes de données grâce à des capteurs afin d’en faire des choses fantastiques. Toutes ces informations et ces success stories invitent naturellement à rêver de la manière dont nous pourrions les utiliser dans notre propre contexte.

D’un côté...

« Ce serait chouette si notre entreprise avait un chatbot pour permettre à nos clients de passer leurs commandes. Ou si nous pouvions savoir où se trouvent tous nos techniciens grâce à un suivi en temps réel, ou encore... » À première vue, rien n’est impossible.

Indépendamment du sens ou du non-sens de tous ces gadgets technologiques, si vous voulez à un moment donné emprunter cette voie numérique, de façon aussi modeste que ce soit, vous devrez vous confronter à cette technologie numérique, au monde des logiciels, voire à leur développement. Et il faut bien l’avouer, la route est longue pour quelqu'un qui n'y est pas familier. C’est un monde qui possède son propre jargon, sa propre approche et parfois sa propre logique.

...Et de l’autre

L'inverse est tout aussi vrai : les personnes qui sont à fond dans la technologie numérique, qui créent des chatbots au petit-déjeuner, qui manient le cloud et les API comme un peintre manie son pinceau, ces « techniciens » comprennent souvent peu votre domaine, votre activité. Pour elles, la raison pour laquelle vous travaillez comme vous le faites n’est pas du tout claire, pas plus que ce qui vous pousse à vouloir une app.

Bien entendu, elles peuvent vous aider à développer une telle app, même si cette coopération est souvent difficile. Ainsi, il faut souvent rechercher un vocabulaire commun qui couvre à la fois le domaine de l'entreprise et celui de la création, de la configuration ou du déploiement du logiciel. Bien souvent, il faut aussi harmoniser les attentes : les projets numériques réussis ne sont pas toujours livrés au cours d’un « big bang » unique, mais plutôt par petites touches progressives qui permettent d’obtenir du feed-back et de rectifier le tir si nécessaire. Quiconque a déjà effectué un lancement par voie numérique, et en particulier une partie technique, sait en effet que la mise en service est en fait le vrai début d'une initiative numérique, et pas la fin du projet, comme les entreprises ont souvent tendance à le penser.

Du rêve à la réalité

Il est impossible de décrire en un seul article de blog la recette infaillible pour organiser au mieux la coopération entre les personnes qui ont un rêve numérique et celles qui peuvent mettre en œuvre ce rêve et le réaliser. Voilà pourquoi Carine Lucas, experte d'Agoria, organise en collaboration avec Sirris le webinaire/discussion en panel Making Cooperation in Digital Projects Work à l’occasion d’ACUMEN, le mercredi 20 octobre de 16 à 17 heures. À l'aide d'histoires réelles, et avec les panélistes Katya Vladislavleva de Datastories et Ricardo Gonzalez de Flow Pilots, nous donnerons un premier élan pour une meilleure coopération entre les rêveurs numériques et les techniciens qui doivent les concrétiser.