De nouvelles fonctionnalités de revêtement exigent de nouveaux protocoles de test et de nouveaux dispositifs

De nouveaux développements voient le jour en raison de la demande en faveur de revêtements plus durables et de haute qualité qui combinent plusieurs fonctionnalités. L'utilisation de nouveaux matériaux dans différents secteurs et les réglementations plus strictes en matière d’emploi de matières premières nocives contraignent les fabricants de revêtements et de peintures à adapter régulièrement leurs formulations. Pour pouvoir évaluer correctement les nouveaux composés élaborés, il est essentiel de les tester en utilisant des méthodes adaptées à la fois au revêtement et au substrat.  
 
Parmi les exemples de nouveaux revêtements fonctionnels qui ont rapidement conquis le marché, citons les peintures dépolluantes ou lavables, les revêtements autonettoyants pour panneaux solaires et les revêtements hydrofuges et antisalissures pour GSM.

L’utilisation de tests de corrosion cycliques est un bon exemple de la façon dont les essais évoluent avec les nouveaux développements. Alors que, par le passé, un test continu au brouillard salin chaud était utilisé pour les revêtements à base de solvants, l'émergence d'apprêts à base aqueuse et de systèmes hybrides a entraîné l’adoption de tests cycliques, consistant en un brouillard salin en combinaison avec une exposition aux UV. On a en effet constaté que ces tests cycliques forment une meilleure corrélation avec la durée de vie réelle des nouveaux revêtements.

L’importance croissante de la simulation

Un nombre croissant de méthodes de test sont adaptées non seulement pour imiter la fonctionnalité dans un environnement de laboratoire, mais aussi pour pouvoir simuler la durabilité des revêtements de manière accélérée. À titre d’exemple, relevons EN1096-5, un test dans lequel les propriétés autonettoyantes du verre à couche sont évaluées par des cycles répétés d'encrassement, de vieillissement sous exposition aux UV et de nettoyage par pulvérisation d'eau, afin de simuler l'effet de la lumière du soleil et de la pluie sur la saleté.
 
Des tests antibactériens, avec une attention particulière à la lixiviation de l'additif antibactérien, la simulation de l'adhérence de la glace pour tester les revêtements anti-glace sur les éoliennes ou des méthodes innovantes pour mieux tester le revêtement antisalissure pour les navires, sont déjà largement utilisés. À l'avenir, certains de ces tests seront convertis en normes et seront considérés comme le standard à respecter.
 
Sirris a récemment réalisé un test, pour le compte d’un client, afin d’évaluer l'activité photocatalytique d'un nanorevêtement à la suite d'expositions répétées dans une chambre de vieillissement accéléré QUV. Les résultats montrent que l'effet photocatalytique du revêtement ne diminue que de façon limitée, même après une période de 5.000 heures de vieillissement QUV (ASTM G154 cycle A).

Sirris suit le marché des nouveaux tests pour vous. Avez-vous des questions au sujet de tests spécifiques ? Contactez le Sirris Smart Coating Lab. Nous nous ferons un plaisir de vous aider.

(Source photo: M2lab)