Un cobot assiste l'opérateur de machines d'essais chez Melexis

cobot

Pour pouvoir pleinement exploiter les capacités de toutes les machines dans sa salle d'essais, Melexis a voulu vérifier si un cobot pouvait assister l'opérateur lors du chargement de manipulateurs d'essais. C'est ce que Sirris a voulu vérifier.

Basé à Ypres, Melexis est un fabricant de composants microélectroniques intelligents (puces) pour l'industrie automobile et diverses applications industrielles. Avec ses produits, l'entreprise souhaite notamment répondre à la demande croissante de voitures plus propres et plus sûres et elle s'efforce d'améliorer en permanence ses processus de production. Presque toutes les grandes marques automobiles dans le monde font confiance aux circuits intégrés (CI) de Melexis pour garantir la sécurité, l'efficacité et le confort des passagers. Ainsi peut-on aujourd'hui dénombrer en moyenne huit puces Melexis par voiture dans le monde ! L'entreprise attache dès lors beaucoup d'importance à la fiabilité.

Des essais sous la pression du temps

L'entreprise dispose sur son site de Flandre occidentale d'une grande division d'essais pour tester les CI qu'elle a mis au point. Les CI arrivent dans cette salle dans des gaines qui sont emballées dans des boîtes en plastique. Ces tubes doivent être introduits manuellement dans des manipulateurs d'essais, après quoi la machine peut tester les CI un à un. Les CI acceptés et les CI refusés sont séparés et replacés dans des tubes qui doivent être extraits des machines par l'opérateur. La salle d'essais comporte toutefois un grand nombre de machines d'essais et comme certains systèmes effectuent les tests plus vite que ce que l'opérateur peut suivre, une partie des manipulateurs se trouve régulièrement à l'arrêt.

Pour permettre aux opérateurs de moins travailler sous la pression du temps et faire quand même fonctionner toutes les machines à pleine capacité, Melexis a voulu vérifier si un cobot pourrait introduire les gaines, contenant des CI à tester, et des tubes vides dans les machines. Les cobots seraient pour leur part approvisionnés par l'opérateur. Tout cela dans un intervalle de temps défini.

Défi supplémentaire

Melexis a proposé à Sirris de vérifier la faisabilité de l'opération. Des essais ont été effectués avec un manipulateur au laboratoire de Diepenbeek. Un robot a été sélectionné sur la base des critères de sélection. Il s'est avéré qu'un cobot UR10 serait idéal pour effectuer cette tâche en raison de son rayon d'action. Comme les gaines doivent être manipulées avec précaution, on a également sélectionné un préhenseur adapté. Le test a démontré qu'il était possible de charger les tubes dans la machine et de les décharger dans le temps imparti. Le recours à un cobot permet donc de réduire le nombre d'interventions de la part d'un opérateur.

Cependant, le test a également fait apparaître que « l'individualisation » des tubes – la présentation individuelle des tubes au manipulateur d'essais à partir d'un faisceau de ces gaines – comme cela se fait dans la méthode de travail actuelle, s'avère constituer un obstacle car ceci est trop difficile pour un cobot. Un défi supplémentaire a donc été de trouver un moyen d'acheminer les tubes un par un jusqu'au cobot. Différentes options ont été envisagées et testées et finalement c'est l'acheminement via une table vibrante qui s'est avéré être la meilleure option. Melexis a reçu toutes les informations nécessaires sur le produit et le fournisseur pour pouvoir organiser avec cette entreprise d'autres essais sur des gaines.

Pour Melexis, cette étude de faisabilité a non seulement constitué une première expérience avec des cobots, mais l'essai servira aussi de base pour accumuler d'autres connaissances. Ainsi l'entreprise sera-t-elle désormais mieux en mesure d'identifier des opportunités d'utilisation de cobots.

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