Texturisation d’un large éventail de surfaces et de matériaux avec une nouvelle technologie laser

L'arrivée du laser femtoseconde chez Sirris permet d’envisager l’ajout de fonctionnalités à des matériaux qui ne pouvaient peut-être pas être traités à l’aide d’un laser jusqu’à présent. Des tests confirment cette possibilité.

Notre département Precision Manufacturing a récemment mis en service une nouvelle machine de texturisation laser. Cette machine, qui emploie un laser femtoseconde, peut structurer des surfaces et leur conférer de nouvelles fonctionnalités exclusives. Pensons par exemple à l’imperméabilisation, à la réduction ou l’accroissement de coefficients de frottement, des propriétés antibactériennes ou des effets optiques, pour ne citer que quelques exemples.

'Cold laser machining'

L’un des avantages spécifiques d’un laser femtoseconde est qu'il ne génère pas de chaleur dans le matériau. Il procède donc par « Cold laser machining ». Dans les grandes lignes, le matériau s’évapore sans la moindre forme de fusion, grâce à une durée d’impulsion qui est plus courte que le temps nécessaire pour que la chaleur s’implante (+/-250 fs). Ce principe permet d’envisager le traitement de matériaux qu’il était particulièrement difficile de traiter avec des lasers nanoseconde ou microseconde. Pensons par exemple aux plastiques ou aux caoutchoucs, mais aussi à des céramiques avancées présentant une dureté extrême et des points de fusion supérieurs à 2000 °C. En outre, grâce à la densité très élevée de puissance au focus, il est aussi possible de traiter des matériaux qui sont normalement transparents à longueur d'onde de la lumière laser. À titre d’exemple, citons divers types de verre comme Silica et Zerodur.

Des tests couronnés de succès

Nous avons récemment réalisé des tests sur des plastiques (PP, PE, PA-6), des caoutchoucs, du verre, divers métaux ferreux et non ferreux, mais aussi des matériaux céramiques avancés comme WC, SiC et Si3N4-TiN. Le laser s’est avéré apte à texturer tous ces matériaux. Ceci permet donc de les doter eux aussi de fonctionnalités qui étaient jusqu’à présent impossibles.


Microstructure d’un carbure de wolfram (sans liant), profondeur de texture 60 µm, HV10 = 2650 kg/mm2 et point de fusion 2.870 °C.

Vous aimeriez en savoir plus sur cette technologie ou vous avez un cas intéressant que nous pourrions traiter pour vous ? N’hésitez pas à nous contacter !

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