Sécurisation technique normalisée des cellules de travail hybrides, expliquée en 8 étapes

Dans l'industrie manufacturière et le secteur de la construction mécanique, une certaine incertitude règne à propos des normes relatives à la sécurisation des cellules de travail hybrides, qui réunissent un opérateur et un robot. C’est pourquoi Sirris organise le 26 septembre prochain, dans le cadre de l’antenne Normes Industrie 4.0, un séminaire dédié à la sécurisation technique normalisée des cellules de travail hybrides. 

Une cellule de travail hybride réunit des humains et des robots avec pour objectif un degré élevé de flexibilité dans l’agencement des postes de travail, en vue de créer les conditions requises pour fabriquer des nombreuses variantes de produits. Les normes et dispositions réglementaires concernant la sécurisation technique de pareilles cellules de travail sont très récentes et doivent suivre de près le développement technologique. Parmi les constructeurs de machines, les intégrateurs (de robots) et dans l'industrie manufacturière, une certaine incertitude règne à propos des mesures à prendre pour sécuriser les cellules de travail en conformité avec la réglementation. Ce séminaire apporte davantage de clarté en la matière.  

Cellule de travail hybride physique

Pendant le séminaire, les différentes étapes à suivre sont passées en revue et explicitées, sur la base d’une cellule de travail hybride physique composée de différents postes de travail, cobots et AGV. En huit étapes, avec un poste de travail réel, la manière de faire pour mettre en place une cellule de production en conformité avec la directive Machines et la directive sur les moyens de travail est présentée et expliquée de manière détaillée. 

  1. Responsabilités et aspects juridiques : quel est le rôle des divers intervenants, qui est le ‘fabricant de la machine’ et qui doit se porter garant de la conformité ?
  2. Analyse de l’application : faisabilité du projet relativement au temps de cycle, tâches, sécurité, ergonomie et travail en coopération avec le robot.
  3. Analyse des risques, incluant l’analyse des risques de collision avec le robot selon EN ISO 12100 (norme harmonisée avec la directive Machines).
  4. Concept Safety & automation : déterminer quelles sont les mesures de sécurité, à la fois en conformité avec la norme et réalisables dans la pratique. On peut ainsi définir si nécessaire différentes mesures de sécurité, pour tenir compte du fait que la cellule de travail doit permettre un certain degré de flexibilité.
    Différentes normes en matière de sécurisation technique des robots et cobots (TS 15066) doivent être prises en considération, à quoi s’ajoute la conception des circuits de sécurité selon la norme 13849-1 (performance level).
  5. Ingénierie : conception et implémentation de la cellule de travail.
  6. Validation, incluant les différentes variantes : validation fonctionnelle et mesure de l’impact du cobot.
  7. Elaboration du dossier technique de construction et déclaration de conformité CE.
  8. Formation et support technique. 

Ce séminaire organisé le 26 septembre prochain vous intéresse ? Plus d’informations et la possibilité de vous inscrire, via notre agenda