Pour les entreprises métallurgiques également, l’impression 3D est intéressante

La technologie de fabrication additive progresse rapidement en tant que technologie de production pour la production de composants mécaniques fonctionnels. Cette tendance est favorisée par l’évolution technologique, qui ne se limite plus simplement à la fabrication de prototypes en matière plastique avec une imprimante 3D, mais permet de réaliser des ‘vrais’ produits en métal. C’est pourquoi les entreprises métallurgiques soucieuses de préserver ou renforcer leur avantage concurrentiel devraient prendre le temps d’évaluer le rôle qui pourrait être dévolu à la technologie de fabrication additive dans leur appareil de production.

Pour développer le taux d’utilisation et le potentiel de la fabrication 3D avec la garantie du niveau de qualité souhaité pour le produit fini, dans un contexte de rentabilité économique, Sirris est partenaire du projet européen (Cornet) AM4Industry : Assurance qualité et modèles de coûts visant à promouvoir la généralisation de la technologie additive dans l’industrie.

Assurance de la qualité finale

Pour garantir la qualité finale d’un composant, toute la chaîne des opérations, depuis la phase de conception jusqu’à la phase de finition sera analysée et les diverses activités seront optimisées les unes en fonction des autres. Pendant la phase de conception, on appliquera des directives tant pour l’impression 3D que pour l’usinage de finition. Pour l’impression 3D, des modèles de simulation serviront à faciliter la sélection des paramètres adéquats. Pendant l’impression 3D, des systèmes de mesure en temps réel permettront de rectifier les interventions en continu, de manière à garantir la qualité finale. Après l’impression 3D, la stratégie de fraisage optimale sera appliquée.

Total Cost of Ownership (TCO)

Pour aider les entreprises à choisir en toute connaissance de cause la technologie d’usinage la plus adéquate, un modèle TCO (Total-Cost-of Ownership) sera développé. Ce modèle permettra de comparer la technologie d’usinage classique avec la méthode de production basée sur la technologie additive. Le modèle ne va pas se limiter à cartographier les coûts de production, il permettra également de visualiser les avantages du concept (poids allégé, fonctionnalité améliorée,...), et de mettre en évidence les éventuels nouveaux débouchés et opportunités.

Le projet, qui réunit des partenaires de recherche en Belgique, Autriche et Allemagne, a été lancé le 1er janvier 2017, pour une durée de deux ans. Derrière chaque partenaire de recherche, se trouve un groupe d’utilisateurs délégués par les entreprises avec pour tâche de participer au pilotage du projet. Pendant la première réunion avec les représentants des entreprises belges, une dizaine de cas industriels ont été mis en avant, ce qui montre que la technologie additive, incluant les opérations de finition des composants fabriqués par impression 3D, est effectivement une réalité bien ‘vivante’.

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