Pour charger les machines-outils, le fabricant VVS se propose de mettre en oeuvre des cobots

cobot

Un cobot serait-il capable de transporter les pièces à usiner, d’une machine à une autre, avec la rapidité et l’efficience requises dans une entreprise manufacturière ? Le fabricant VVS a posé la question ; Sirris a recherché et apporté la réponse, à l’issue d’une étude de faisabilité approfondie.

L’entreprise VVS (Verkeers- en VeiligheidsSignalisatie, Hasselt) est spécialisée dans la production et distribution de panneaux de signalisation, balises de voirie, mobilier urbain et pictogrammes. Depuis quelque temps, la PMI a commencé à produire plusieurs types de brides pour la fixation des panneaux de signalisation. Précédemment, ces brides étaient produites en Asie ; mais pour être en mesure de garantir la qualité et le temps de réalisation, le fabricant avait décidé de rapatrier la production en Belgique.

Au plan de la qualité, le procédé de production retenu a donné les résultats souhaités, mais d’un autre côté, la méthode appliquée jusqu’à présent laisse tout de même à désirer. La production des brides requiert plusieurs opérations d’usinage, à réaliser sur des machines différentes : à la base, on a un profilé en aluminium, qu’il faut découper par sciage, chaque pièce faisant ensuite l’objet de plusieurs interventions, avant d’aboutir au produit final. L’acheminement des pièces, d’une machine à l’autre, est réalisé en mode manuel. Bref, un procédé de fabrication long et coûteux en main-d’oeuvre.

Screening des solutions technologiques

Pourrait-on faire réaliser les opérations de manutention par un cobot, s’est interrogé le fabricant VVS. Et, tant qu’à faire, serait-il possible également de confier à ce type de robot léger le soin de réaliser l’une ou l’autre opération de finition sur les brides de fixation ? Le fabricant s’est tourné vers Sirris pour un screening des solutions technologiques.

Dans un premier temps, on a dressé la liste des attentes de l’entreprise, qui ont été traduites en termes de spécifications concrètes. Sur la base de ces spécifications, on a recherché ensuite les technologies adéquates pour VVS. Les différentes technologies envisageables ont été comparées entre elles. Selon les critères prédéfinis au départ.

Au cours d’une étape suivante, les pistes de solution ont été analysées pour déterminer dans quelle mesure l’une ou l’autre solution pourrait convenir au cas d’application spécifique de VVS. Après tout, il existe plusieurs types de robots légers sur le marché, chacun avec ses points forts et ses points faibles. Les systèmes disponibles ont fait l’objet d’une comparaison détaillée ; après cette analyse, la technologie la plus prometteuse a été sélectionnée et validée.

Montage d’essai et implémentation

Sirris a réalisé en interne un montage d’essai simplifié pour valider un certain nombre de paramètres (précision, vitesse, robustesse, etc.). L’encodage du cobot a été suivi par divers essais. La validation a permis ensuite de faire une évaluation de la technique et de la rentabilité financière. Dernière étape : l’élaboration d’un plan d’implémentation, incluant toutes les informations permettant à VVS de déployer la solution retenue.

L’étude a révélé qu’il était possible de mettre en oeuvre un cobot – plus particulièrement un cobot UR – pour acheminer d’une machine à l’autre, de manière rapide et efficace, les pièces à usiner.

Lieven ’s Heeren, directeur général : « Un intéressant cas d’école sur les possibilités de cette technologie. De nous-mêmes, jamais nous n’aurions pu examiner tous les aspects de la question d’une manière aussi détaillée. »

 

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