Philips commercialise la lumière sous la forme d’une prestation de service, dans le cadre de l’économie circulaire

Le modèle économique innovant de la division Philips Lighting est fondé sur la prestation de service. Cette nouvelle stratégie est motivée par les tendances sociétales (urbanisation croissante, développement de l’écoresponsabilité,...). L’objectif de Philips est la qualité proposée à un prix plus avantageux, via un modèle qui apporte au client une fonctionnalité toujours optimale, au fil des années. Chez Philips, ce principe est l’un des moteurs de l’innovation.

Le projet Light as a Service existe chez Philips depuis quelques années. Le lien étroit entre la conception du produit et le modèle économique sont à la base de l’innovation. Selon le principe de fonctionnement illustré ci-dessus.

Au cours de ces dernières années, Philips et Barco, entre autres, ont acquis un savoir à propos de l’économie circulaire, via différents projets de recherche, tels que GreenElec et cycLED. Dans le cadre du projet cycLED, avec la participation de Sirris, un nombre de critères pour la phase de conception des produits ont été étudiés en relation avec les nouveaux business models fondés sur le principe de l’économie circulaire. A défaut d’un standard universel, Philips a défini et réuni un certain nombre d’éléments dans une grille de pointage. Cette grille d’analyse a été utilisée pour déterminer dans quelle mesure les produits tiennent compte de la notion de développement durable.

  

Dans le cadre du projet CycLED, des outils ont été développés pour contribuer à identifier les stratégies et business models adéquats. Sur la base d’un nombre de questions relatives aux objectifs de l’entreprise, à l’impact sur la gestion de l’entreprise, à la faisabilité, les critères ont été mis en graphe. Le résultat peut se présenter comme suit :

    

L’éclairage dans la bibliothèque de Courtrai et à l’aéroport de Schiphol sont deux exemples éloquents. Philips reste propriétaire des installations d’éclairage, l’utilisateur paie la quantité de lumière consommée. Le principal objectif est de maintenir aussi longtemps que possible les produits sur le marché, par conséquent, les conversations avec le client et avec les autres parties concernées, sont focalisées sur le cycle de vie des produits. C’est une autre manière d’envisager les relations d’affaires, en comparaison avec la pratique habituelle dans la plupart des entreprises. Par exemple, ce modèle implique un changement dans le rôle assumé auprès du constructeur par les installateurs et les distributeurs, par conséquent le dialogue est essentiel. 

Ces illustrations montrent que l’innovation se met en place via différentes étapes. De plus, elles révèlent que la réalisation d’essais et d’expériences peut contribuer à l’acquisition d’un savoir utile pour la suite. 

Tous les problèmes sont ainsi résolus ?  

Certainement pas ! Même chez Philips, les défis sont encore nombreux. Notamment, la question de savoir ce qui permet de dire qu’un produit est conforme au principe de l’économie circulaire. Comment fait-on pour mesurer ce degré de conformité ? Un produit peut-il également être ‘circulaire’ en terme de maintenance ? Quels sont les rôles dévolus aux autres intervenants (distributeurs, grossistes, installateurs, … ) ? Quelle valeur ajoutée peuvent-ils apporter au client-utilisateur et à Philips ?   

Zone de tension

Les deux points importants, mentionnés par les personnes ayant acquis de l’expérience dans le domaine de l’économie circulaire :

  • accorder de l’attention aux besoins des clients : en quoi la solution proposée au client lui est réellement utile ? Quel est le ‘souci’ dont il ne doit plus se préoccuper ?
  • la prestation de service doit se traduire par une situation gagnant-gagnant, au plan financier et dans la durée : dans la solution proposée, quelle est la composante durable du service apporté ? Quel modèle économique/financier est mis en application ?

Ce n’est pas si simple de définir un tel modèle, qui permet de répondre à une préoccupation du client, tout en réalisant un double bénéfice au plan financier et en terme de respect de l’environnement. Identifier quels sont les objectifs en matière de responsabilité sociétale, non seulement du client mais également du fabricant et des autres parties intéressées, peut être utile pour identifier les étapes réalistes.    

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Votre entreprise fait également des expériences de mise en oeuvre de stratégies s’inscrivant dans le cadre de l’économie circulaire ? Faites-le nous savoir !

Lisez une interview avec Gert Roeckx, Country Manager Belux chez Philips Lighting Belgium, via ce lien.