L'acide polylactique (PLA) fabriqué à partir des matières premières de deuxième génération en pleine élaboration

Les produits végétaux qui ne sont pas destinés à la consommation humaine, tels que les épluchures, les tiges de maïs, la paille des céréales et les copeaux de bois, c'est-à-dire des matières premières de deuxième génération, peuvent être utilisés afin d'exploiter la résine bioplastique, l'acide polylactique (PLA).

Le groupe agroalimentaire néerlandais Corbion Purac est parvenu à produire de l'acide lactique de haute qualité à partir de matières premières de substitution, permettant de fabriquer de la résine PLA. Aujourd'hui, les matières premières de la première génération, telles que le sucre de canne, la betterave sucrière, le maïs et la cassave, sont utilisées pour produire de l'acide lactique. Ces matières premières à haut rendement sont un bon choix pour la production d'acide lactique et de PLA, mais il est également indispensable d'utiliser les terres agricoles pour la culture vivrière. Dorénavant, il pourrait être possible d'en tirer parti plus efficacement. L'utilisation de matières premières de seconde génération a été rendue possible en ajustant le processus de fermentation d'acide lactique aux propriétés spécifiques de la biomasse. À l'avenir, ces matières premières peuvent avoir un impact non négligeable sur la biochimie et l'industrie bioplastique.

Un long travail de recherche et développement est encore à faire avant de pouvoir commercialiser pleinement le PLA fabriqué à partir de matières premières de deuxième génération et de le mettre sur le marché en quantités commerciales. C'est pour cette raison que l'entreprise souhaite créer un consortium afin d'accélérer son introduction sur le marché.