La production au moyen de l’impression 3D : le modèle économique, de demain ?

Les nouvelles technologies rendent possibles les nouvelles activités. En témoigne le nombre croissant de « digiproneurs » :  ces entrepreneurs utilisent des moyens numériques – comme l’impression 3D – pour développer des innovations tangibles. Pour les startups, ce n’est pas une étape facile à franchir, car elles craignent le coût en temps et en argent.  

Vous avez déjà pu découvrir comment parvenir à devenir un « digiproneur » et comment résoudre des problèmes tangibles avec l’impression 3D. Dans ce dernier volet, nous nous penchons sur le modèle économique en question et jetons un pont vers la « cocréation ».

Production classique : bon marché, pas de plus-value

Aujourd’hui encore, de très nombreux produits commercialisés sur les marchés occidentaux sont fabriqués en Chine ou dans d’autres pays à bas salaires. Le producteur se garantit ainsi des coûts faibles et le client est certain de pouvoir acheter des marchandises bon marché. En revanche, il n’est pas question de plus-value : la (faible) qualité des produits est généralisée et les produits sont facilement interchangeables.

Le smartphone est l’exemple par excellence de ce modèle de production. Qu’il s’agisse d’un iPhone ou d’un Android, ces produits sont quasiment semblables puisque leurs pièces proviennent des mêmes usines. À l’heure où la personnalisation gagne en importance, ce modèle de production a ses beaux jours derrière lui.

La marche en avant du « sur mesure »

Le grand inconvénient des produits de masse réside dans le fait qu’il faut constamment réduire leur coût de production. Difficile pour une startup de résister à la concurrence à des prix aussi bas. Les clients refusent d’ailleurs de payer de nouveau pour un logiciel – comme les apps – ; c’est le phénomène bien connu du « willingness to pay ». Mais les produits personnalisés et fabriqués sur mesure semblent à présent redevenir rentables. La différence ? Leur valeur ajoutée, qui peut provenir des éléments suivants :

  • Participation. NIKEiD est l’exemple par excellence de la tendance à la customisation : depuis quelque temps, les consommateurs peuvent concevoir leurs chaussures en fonction du style qu’ils ont choisi. L’enthousiasme pour cette formule est visible dans l’accroissement du chiffre d’affaires et des marges de Nike.
  • Connexion. Le succès de plateformes comme Etsy, sur lesquelles des entrepreneurs créatifs proposent des produits uniques à des acheteurs potentiels, souligne la croissance de ce marché.

Six avantages de la production personnalisée

Actuellement, l’impression 3D est la technique par excellence pour créer des produits uniques. Contrairement à ce que pensent de nombreux entrepreneurs, cette approche peut même se révéler moins chère et plus rapide que l’industrie de fabrication classique. Même si une imprimante 3D se révèle chère à l’achat, des alternatives faisables existent (provisoirement). Vous pouvez par exemple recourir à un fournisseur de services ou à un fablab situé dans les environs. L’impression 3D vous permet :

  1. D’ajuster les produits aux souhaits individuels - chaque objet reçoit une touche personnelle.
  2. De maintenir les volumes et les coûts de production au minimum – il y a production en cas de demande.
  3. De livrer de façon ultrarapide – les méthodes de production classiques exigent des délais de plusieurs semaines.
  4. De produire plus efficacement – vous consommez moins de matériaux et de matières premières.
  5. De produire localement – et non (plus) ailleurs, comme en Chine.
  6. De sortir des produits finaux à haute valeur ajoutée.

Intégrez la cocréation dans votre modèle économique

À l’avenir, l’impression 3D prendra toujours davantage d’importance et finira par surpasser nos méthodes de production classiques. Le moteur même de cette évolution est le consommateur lui-même, qui participe de plus en plus à la décision et à la conception. Il ne reste plus qu’aux entrepreneurs à anticiper cette tendance à la « cocréation ». En substance, il est question de générer de la valeur ajoutée et, par la même, d’obtenir des bénéfices et de la confiance.

Ce texte s’inspire d’un blog publié dans le passé sur Xerius.be.