Des muscles artificiels à base de nylon

Des chercheurs exploitent l'anisotropie de l'expansion thermique du nylon et sa mauvaise conductivité pour créer des muscles artificiels qui travaillent en flexion. 

Des matériaux qui se contractent et s'expansent comme les fibres musculaires peuvent avoir de nombreuses applications, de la robotique aux pièces automobiles. Quelques matériaux de ce type ont déjà été développés, mais il s'agit souvent de matières "exotiques" coûteuses et qui présentent d'importantes limitations. Ainsi, par exemple, les fibres de nanotubes de carbone peuvent subir un très grand nombre de cycle de déformation mais sont très chers. Les alliages à mémoire de forme fournissent des déplacements importants, mais pendant un nombre de cycles insuffisant. 

Le nylon fortement orienté, matériau peu coûteux, pourrait être un bon choix comme muscle artificiel car sous l'effet de la chaleur, les fibres se rétractent en longueur mais s'expansent en diamètre. Des chercheurs ont déjà travaillé sur l'utilisation de filaments de nylon torsadés pour reproduire les mouvements linéaires des muscles. Pour une taille et un poids déterminé, ces dispositifs peuvent s'expanser et se rétracter plus fortement que les muscles naturels, et stocker et libérer plus d'énergie. Mais les mouvements de flexion, comme ceux des doigts, se sont avérés difficiles à reproduire avec des dispositifs simples et peu coûteux : il faut ajouter au système un mécanisme avec poulie et bobine d'enroulement, ce qui augmente sa taille, sa complexité et son prix. 

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