Aptitude au nettoyage et imperméabilité des surfaces dans l’industrie alimentaire

Les possibilités des surfaces avec revêtement sont énormes. Elles apportent une valeur ajoutée aux produits, qui deviennent ainsi plus compétitifs. Sirris en présente le potentiel à l'aide de plusieurs cas d'étude partant des besoins des différents secteurs. Cet article de blog se penche sur les possibilités pour les procédés de production dans l’industrie alimentaire.

Outre l’industrie manufacturière, un autre secteur particulièrement important peut tirer grandement parti des fonctionnalités de surface avancées : l’industrie de la transformation alimentaire et les producteurs d’emballages pour ce secteur (voir article de blog précédent). Dans l’industrie de la transformation alimentaire, il est essentiel que les surfaces soient faciles à nettoyer. Le nettoyage du matériel lors de la production est un défi constant. Le contrôle de toutes les sources de contamination requiert des efforts importants pour garantir la qualité et la sécurité alimentaires. Des produits minéraux tels que le CaCO3, les sols organiques et les contaminations microbiologiques sont nocifs pour le matériel et on ne peut souvent les éliminer qu’en interrompant la production. Le nettoyage prend 15% du temps de production dans l’industrie laitière. Les revêtements qui facilitent le nettoyage peuvent constituer un précieux élément d’un plan d’hygiène dans une usine alimentaire.

Processus de production

Dans le secteur de la transformation alimentaire, les surfaces sont essentiellement en acier inoxydable. Le décapage et la passivation ou le sablage humide est une finition typique de ces surfaces. Avec un traitement de surface comme l’électropolissage ou l'amorphisation, les surfaces peuvent être améliorées pour avoir de meilleures propriétés antisalissantes et être plus faciles à nettoyer, sans revêtement. En fait, la surface est fortement polie, si bien que la saleté et les bactéries peuvent moins facilement y adhérer pour former un biofilm. Outre une surface lisse, les revêtements joueraient un rôle important dans l’effet easy-to-clean. En principe, trois grands groupes de revêtements sont utilisés : les revêtements PVD céramiques, les revêtements inorganiques (à base de silicium) et les revêtements fluopolymères. Le type de revêtement utilisé dépend de nombreux facteurs, notamment la résistance à l’abrasion, la résistance chimique, les dimensions et la complexité de la pièce et la température du procédé.

Bien qu’on trouve de nombreux revêtements easy-to-clean sur le marché, ils ne sont pas beaucoup appliqués dans l’industrie alimentaire. Cela s’explique notamment par le fait que les revêtements doivent évidemment être ‘Food Approved’ pour pouvoir être appliqués. Par ailleurs, le revêtement doit pouvoir être appliqué sur les installations existantes et le coût et la durée de vie interviennent aussi dans la décision de les utiliser dans le processus de production. La résistance chimique est aussi un facteur important, car le nettoyage en profondeur sera toujours inhérent à l’industrie alimentaire.

Il y a deux ans, Sirris a mené une étude comparative sur l'application de revêtements easy-to-clean pour les applications alimentaires. Dix revêtements easy-to-clean commerciaux ont été évalués.

Pour en savoir plus, lisez le recueil de cas sur les surfaces fonctionnelles que nous vous avons élaboré.

Dans un prochain article de blog, nous examinerons les possibilités des revêtements et des textures dans les applications scientifiques. Vous voulez être tenu au courant de notre série d'articles sur les surfaces fonctionnelles ? Inscrivez-vous ici !

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